CE QU’IL RESTE DES VAGUES

Ce qu’il reste des vagues, projection vidéo à deux canaux, sans son, 2019-2021. Durée : boucle de 36 minutes

 

L’Éternité, c’est la mer allée avec le soleil.

– Arthur Rimbaud

 

Au printemps 2019, je séjourne en Islande aux abords du cercle polaire, dans un petit village de pêcheurs isolé où j’expérimente pour la première fois le phénomène naturel du soleil de minuit. Nuit après nuit, j’erre sur les falaises côtières surplombant l’océan pour documenter ces ciels affolés de lumières et leurs réflexions sur la surface de l’eau agitée, là où le ciel et la mer se rencontrent. Éblouie par la beauté vierge de la nature, je cadre des fragments de ce monde que je filme sans jamais intervenir.

Depuis cette expérience transcendante, je saisis, partout où je vais, la rencontre des cieux avec les eaux des océans, des mers, des fleuves et des rivières que je navigue. J’ai accumulé à ce jour plus de mille vidéos contemplatives qui, présentées en boucle, réconcilient ces fragments d’éternité en un tout, en une seule vision absolue de ces paysages naturels.

Ce qu’il reste des vagues est une fresque monumentale composée de ces images pêchées lors de mes pèlerinages côtiers. Elle est accompagnée de La naissance d’une Île, une fresque photographique tout aussi monumentale, qui jette un regard rétrospectif sur mon parcours des dernières années, et toutes deux proposent au public de se laisser submerger par ma vision poétique du monde.

 

L’exposition Ce qu’il reste des vagues : la naissance d’une Île a été présentée du 28 octobre au 7 novembre 2021 dans les Petite et Grande galeries de l’Oeil de Poisson, à Québec, pour marquer la réouverture de Méduse après deux ans d’inactivité.

Elle est actuellement présentée au Centre d’exposition d’Amos, du 1er avril au 5 juin 2022.

 

 

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