CE QU’IL RESTE DES VAGUES : LA NAISSANCE D’UNE ÎLE

 

Durée de l’extrait : 10 min 03 sec

Durée de la vidéo originale : durée variable, minimum 1 h 30 min

 

Partout où je vais, j’observe les oiseaux et je dessine leurs envolées. Je filme les ciels et les eaux des océans, des mers, des fleuves et des rivières que je navigue pour faire ressortir les couleurs infinies des espaces que j’habite. Ces actions représentent pour moi un moyen de m’ouvrir au monde, de comprendre mon rapport à celui-ci et de m’ancrer sur le territoire – intime comme extérieur. Mes milliers de vidéos accumulées depuis 2019 se répondent et dialoguent entre elles, en chœur d’heures. C’est la rencontre de lieux qui ne pourraient se rencontrer autrement.

 

Cet extrait vidéo ne représente qu’une partie d’une fresque beaucoup plus vaste, et la durée des plans est ici réduite à une trentaine de secondes pour faciliter le visionnement à l’ordinateur. En pratique, l’oeuvre est présentée sous la forme d’une projection vidéo monumentale où la durée des plans varie en fonction de ce qui se passe dans l’image en mouvement. Ainsi, la lenteur rapproche le spectateur de l’expérience contemplative que j’ai vécue sur le terrain, alors que je filmais, émerveillée. Ce processus nous incite à ne pas simplement voir, mais surtout à ressentir et à contempler comment chaque seconde qui passe meurt en laissant derrière elle sa traînée de lumières.

 

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